Le
bonheur des autres, c'est insupportable ! Alors on se réjouit quelquefois
de voir les carrières de nos pipoles pulvérisées à
coups de divorces dévastateurs, de procès en chaîne. C'est
pas généreux, mais c'est très humain. C'est ce qui fait
le succès d'émission US comme « Celebrity Justice ».
Michael Jackson est un des
habitués de la rubrique, lui qui ne se décide toujours pas à
jouer avec les enfants de son âge. Dix chefs d'accusation sur la tête
de l'homme désigné, le mois dernier par un sondage anglais,
comme « le moins sexy du monde ».
Quant à Courtney Love,
elle nous ferait presque oublier qu'elle est chanteuse, tant son palmarès
judiciaire est éblouissant. Courtney, c'est un peu « Martine
à la plage », en plus trash
: Courtney en cure de desintox, Courtney ouvre une tête à
coup de pied de micro, Courtney montre ses seins à un talk show...
Non, même chez les stars, le bonheur n'est jamais parfait ! Tenez, Nicole Kidman, c'est pas une pauvresse (22 millions d'euros gagnés l'an passé) et ben elle déclare, seule et dépitée : « Les hommes ne se bousculent pas sur le pas de ma porte ». Ca rassure, non ! Il y a quelques semaines, Jacqueline Hechter, l'épouse du couturier, confie son sac à un portier du Noga Hilton à Cannes. Pschitt ! 46.000 euros de bijoux envolés ! C'est pas Bernadette Chirac qui aurait lâché son sac Chanel ! Il y aurait donc une justice ? Et puis on peut aussi être belle comme Isabelle Adjani et se faire larguer. Elle et Jean Michel Jarre c'est bien fini… mais pas dans les kiosques ! Gala, Voici, L'express, Le Times… tout le monde s'y met et chacun prend parti, « Elle » trouve Adjani « incroyablement belle, lumineuse et mince » et pour « VSD », la pauvre fille « a pris au moins 10 kilos » !
Et puis il y a les oubliés, comme notre sans papier de luxe Driss Basri : pas de rumeur de quadruplés avec une troisième mère porteuse, pas de frasques judiciaires extraordinaires. Alors derrière une interview d'un journal espagnol, un procès contre un hebdo marocain, il semble nous lancer son dernier cri : « J'existe ! » Non, l'homme du mois serait plutot ce chibani, ancien de l'armée française, décoré par Jacques Chirac. Abdelahadi ben Rahalat a dénoncé très dignement - ce que le Maroc se garde de faire - la situation scandaleuse des anciens goumiers au regard des pensions militaires françaises. Oui « les médailles, ça ne se mange pas ! » disait un ancien soldat camerounais. Un calcul bien cynique : 120.000 combattants marocains engagés dans l'armée française. 30.000 encore en vie. En repoussant encore de quelques années le règlement des pensions, la France fera de jolies économies !
Yann
Barte
Tberguig international *
septembre 2004