Assurément, ce sont les Sénégalais les mieux organisés au Maroc. C'est aussi une des plus fortes communautés sub-sahariennes. Il en est ainsi des associations étudiantes. Certaines font presque office de syndicat étudiant : réglant les problèmes de bourse, d'obtention de carte de séjour, de transports... Les associations sont presque toutes communautaires : association sénégalaise, ivoirienne, nigériane... "Elles sont généralement à caractère culturel et sportif " explique M Ouchekir, administrateur, chercheur à l'Institut des études africaines et coordinateur de l'ensemble des associations étudiantes africaines." Elles sont coiffées par le CESAM (confédération des étudiants et stagiaires africains au Maroc) qui regroupe une vingtaine d'associations, rassemblant toutes des personnes de mêmes origines. Mais chaque année nous organisons une journée culturelle et artistique africaine à laquelle participe l'ensemble des communautés africaines présentes”. Le CESAM organise aussi quelques “rencontres africaines” sportives, de foot, de hand.

Le milieu salarié, est on s’en doute beaucoup moins organisé. L'Association des Ressortissants Sénégalais est sans doute un des rares syndicat regroupant des salariés noirs Africains. Mais ces travailleurs sont sans doute trop dispersés et trop peu nombreux pour pouvoir vraiment s'organiser.

Parmi les clandestins, on retrouve ces mêmes concentrations par pays d'origine, dans les foyers quelquefois, mais plus nettement encore dans les campements autour de Tanger, Sebta. Si de véritables solidarités existent entre noirs Africains de différentes origines, certains différends subsistent. “Les Nigérians nous prennent pour des griots bêlants!” résume un Sénégalais. “Il est quelquefois difficile pour un Marocain de comprendre que ces noirs peuvent être aussi différents culturellement. Un Sénégalais, par exemple, est sans doute beaucoup plus proche culturellement d’un Marocain que d’un Congolais”.

Associations, syndicats, foyers :
partout la préférence communautaire
presse-media.com

DOSSIER (1ère PARTIE)


Terminus Tanger

Parcours de tous les dangers : De la désespérance à la révolte


Casa : un petit coin de Sénégal au coeur de la médina


Témoignages: Le racisme au quotidien

"Train d'enfer"

Défrichage,déchiffrage - Africain, moi ?

Entretien : spécialiste des migrations

"Périple: " On voyait les lumières de l'Espagne".

DOSSIER (2ème PARTIE)

Etudiants : Des sirènes du privé au fausses notes de l'intégration

lAssociations, syndicats, foyers... La préférence communautaire

lLe cjhoix du maroc : Ils étudient, ils travaillent

Etudiants "africains" au Maroc, aujourd'hui journalistes

 

Retour à la page Le Journal