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De plus en plus d'étudiants intègrent aujourd'hui les écoles privées.
Dans le public ou le privé, l'intégration des étudiants Noirs africains connaît de noumbreux "couacs".Le phénomène est récent. Gabonais, Ivoiriens, Sénégalais, Tchadiens..., ces étudiants sont de plus en plus nombreux à fréquenter les établissements privés. On venait au départ étudier les matières non enseignées dans le pays d'origine : informatique, management... Aujourd'hui, le Maroc est un peu un phénomène de mode. On y intègre toutes les disciplines. C'est un fait : ces étudianst sont souvent aisés. Nombreux poursuivront leur cursus aux USA, au Canada ou en France.
Paradoxe
Les études privées au Maroc n'ont pas vraiment la cote en Afrique noire. "Au Gabon, on regarde avec suspicion les diplômes marocains des écoles privées, avec cette idée qu'on les a probablement achetés" raconte Zap, jeune étudiant gabonais à Casa. "A Dakar, le niveau est supérieur. Il est très difficle de trouver unemploi lorsuq'on revient d'ici", renchérit un étudiant sénégalais. Pourquoi alors choisir le Maroc ? Beaucoup ont été envoyés par leurs parents. des "fls à papa" diront certains. Nul doute qu'ils trouveront une situation, grâce au statut de leur famille d'origine dans l'Etat. Ainsi, si l'intégration au retour ne devrait ne devrait pas poser trop de problème - et presque tous, semble-t-il, envisagent ce retour - l'intégration avec les autres étudiants dans les établissements marocains est beaucoup plus malaisée.
"Chez vous en Afrique ""Nous n'avons pratiquement aucun contact avec les étudiants marocains, à l'intérieur comme à l'exgtérieur de l'école. Même en cours, les étudiants sont séparés, les noirs devant et les blancs derrière ou l'inverse" raconte Ryad, Comorien de 23 ans en 2ème année finances à l'IGA. Le problème proviendrait de la langue, expliquent d'autres étudiants. "Les Marocains maîtrisent souvent mal le français, sans doute à cause de l'arabisation. Le dialogue est plus difficile". Mais que dire alors de ces problèmes identiques dans les filières de littérature arabe ou d'islamologie où l'enseignemnt se fait précisément en arabe ? C'est que le décalage est grand : culturel, social, quelquefois religieux. A l'IGA nombreux sont ces étudiants qui sont partis ailleurs (une terminale à paris, un premier cycle au Canada ou au USA). C'est plus raerment le cas des étudiants marocains. Même si l'inscription annuelle est chère, près de 24.000 DH, les différences sociales demeurent importantes par rapport aux étuditans marocains, généralement moins argentés.
"Le contact est difficile avec les Marocaines", commente Nafi, étudiante à l'ICF (informatique de gestion). "Y a trop de "hchouma" autour d'elles. Ce sont des choses un peu bêtes, mais on a du mal à aller à leurs fêtes organisées à quatre ehures de l'après-midi comme pour un goûter d'enfants. Et elles ne pourront pas venir à nos soirées. Passé 20 heures, elles n'ont plus le droit de sortir ou doivent invebnter tout un truc avec leur cousine...!" "Y a aussi cette expression"Chez vous en Afrique" qui agace", renchérit Safyn, étudiante sénégalaise. Mervais est Gabonais en 2ème année marketing et boursier de l'Etat: "Nous sommes presque tous chrétiens. Les Marocains voient en nous un epu des Européens : alcool, vagabondage sexuel, fête... Je me demande même s'il n'y a pas un peu d'envie. Ca ne facilite pas le rapprochement".L'intégration ne semble guère plus harmonieux dans l'enseignement public. "C'est difficle, même si le mélange avec les Marocains se fait nu peu mieux ici où l'on trouve un peu tous les milieux sociaux", explique François, étudiant en sciences économiques à l'Université Hassan II de Casablanca.
L'amitié est difficiel ici, presque impossible entre les deux sexes, reconnaissent ces étudiants. "C'est vrai ausi que les Marocains eux-mêmes sont prisoniers dans leurs relatinos. On a tendance à l'oublier. Et puis, il faut bien dire que nous aussi nous venons avec des préjugés" reconnaît cet aute étudiant. Pourtant, beaucoup sont heureux d'être au Maroc. Il s"s'éclatent" loin de leurs familles et apprécient les beautés du pays.Mais ne demandez pas à ces étudiants s'ils ressentent quelques affinités avec leurs compatriotes "clandestins", la seconde oppulation noire africaine présente ici. "On a rien à voir avec eux " répondent-ils en choeur? Manque de générosité ou agacement d'être confondus quelquefois avec ces personnes qui, il est vrai, vivent des réalités bien différentes ?
Yann Barte
DISHARMONIE Des sirènes du privé
aux fausses notes de l'intégration.
DOSSIER (1ère PARTIE)
Terminus Tanger
Parcours de tous les dangers : De la désespérance à
la révolte
Casa : un petit coin de Sénégal au coeur de la médina
Témoignages:
Le racisme au quotidien
"Train
d'enfer"
Défrichage,déchiffrage
- Africain, moi ?
Entretien : spécialiste
des migrations
"Périple: "
On voyait les lumières de l'Espagne"
DOSSIER (2ème PARTIE)
Etudiants
: Des sirènes du privé au fausses notes de l'intégration
lAssociations,
syndicats, foyers... La préférence communautaire
lLe cjhoix du maroc :
Ils étudient, ils travaillent
Etudiants "africains"
au Maroc, aujourd'hui journalistes