DOSSIER (1ère PARTIE)


Terminus Tanger

Parcours de tous les dangers : De la désespérance à la révolte


Casa : un petit coin de Sénégal au coeur de la médina


Témoignages: Le racisme au quotidien

"Train d'enfer"

Défrichage,déchiffrage - Africain, moi ?

Entretien : spécialiste des migrations

"Périple: " On voyait les lumières de l'Espagne".

DOSSIER (2ème PARTIE)

Etudiants : Des sirènes du privé au fausses notes de l'intégration

lAssociations, syndicats, foyers... La préférence communautaire

lLe cjhoix du maroc : Ils étudient, ils travaillent

Etudiants "africains" au Maroc, aujourd'hui journalistes

 

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Il est des formules toutes faites que l'on se plaisait à répéter, comme des évidences. Aucune contradiction possible. "Maroc, pays d'hospitalité" en est une. C'est la DGSN (Direction générale de la sûreté nationale marocaine) qui nous la rappelait encore en mars dernier, pour nier «l'existence de bandes de malfaiteurs qui s'attaqueraient aux clandestins africains et les pousseraient sous les trains». L'hospitalité légendaire du Maroc était en soi un démenti. Dans ce courrier de la DGSN, signé de son directeur, aucune autre information n'était effectivement apportée pour démentir les faits constatés. Le 3 mars demier, une dépêche de l'AFP, intitulée «Un chemin de fer à hauts risques pour les clandestins africains», signée de Claude Juvénal (1), constatait des attaques de malfaiteurs contre des clandestins africains. Dans la seule ville de Taza, sur la ligne Oujda-Fés, sept clandestins avaient été amenés à l'hôpital Ibnou Baja de la ville, à la suite de blessures. Cinq d'entre-eux avaient été amputés. Un journaliste de l'AFP avait pu rencontrer une jeune Nigériane de 20 ans, Sandra, amputée d'une jambe après avoir été poussée sous un train par une bande de malfaiteurs. Un second jeune Africain avait témoigné que, après avoir, lui et son groupe, donné 100 DH à deux policiers pour pouvoir rester dans un wagon et poursuivre le trajet jusqu'à Fès, ils ont reçu par d'autres policiers l'ordre de descendre du train. Juste avant le départ du convoi de marchandises, le groupe a été attaqué par une dizaine de personnes devant des policiers «qui ne sont pas intervenus». Cinq semaines après son amputation des deux jambes, les policiers, a-t-il indiqué, ont voulu lui faire traverser la frontière algéro-marocaine. Son ambassade est alors intervenue. Les cinq Africains récemment amputés à Taza, avaient tous été dépossédés de leur argent. Ces «accidents» ont eu lieu de janvier à février "avec une régularité parfaite (un blessé par semaine)" constatait «l'Economiste». Ils ont aussi cessé après la diffusion pêche de l'AFP.

 

Y.B.

(1) Le 5 novembre 2000, Claude Juvénal, directeur de l'AFP a Rabat était expulsé, comme un colis. Mauvais temps pour la presse. Une équipe de France 3 venait d'ête malmenée à Tazmamart et moins d'un mois après l'expulsion de Juvénal tombait l'interdiction sur les trois hebdos : Assahifa, Le Journal, Demain.

VOYAGE 0ujda - Casablanca en passant par Taza :
«Train d'enfer»
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