Revue de presse "Oulad l'Viêt Nam"
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Court-métrage

[ EXIT guide ] "Oulad l'Vietnam", un documentaire prometteur - Août/sept. 2005
par Arianne Mélazzini

>> Parmi les 3 prix du jury remis le 4 juillet dernier, le journaliste, désormais auteur-cinéaste à l'essai, Yann Barte était récompensé pour son documentaire, le seul de la sélection, intitulé "Oulad l'Vietnam". Yann Barte revient ici sur l'histoire des Marocains pendant la Guerre du Vietnam et par là sur la présence vietnamienne au Maroc, les familles mixtes où l'on y parle aussi aisément la darija que le vietnamien, les anciens combattants, la difficile adapatation des épouses vietnamiennes rentrées avec leur compagnon marocain, à Casablanca ou ailleurs, des enfants partagés entre deux cultures, qui connaissent finalement si peu cette partie de leur histoire... Bref, un portrait très instructif d'une population méconnue, un vrai devoir de mémoire.
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Courts mais bons - [ 09/07/2005 ]



>> Un thème, "la mémoire", et trois courts primés lors du concours d'art vidéo lancé par la Fondation ONA et Ali n' Productions. Revue.

Il y avait foule lundi 4 juillet à la Villa des Arts à Casablanca pour la présentation des lauréats du concours d'art vidéo goupillé conjointement par la Fondation ONA et Ali n' Productions du cinéaste Nabil Ayouch. en plus de la qualité des courts donnés à voir, il convient surtout de saluer l'initiative qui a consisté en la mise en place d'un atelier d'art vidéo ouvert à partir d'octobre 2004 à tous ceux qui "avaient une passion l'image et des projets de réalisation", atelier animé par des formateurs permanents ou ponctuels, et qui a débouché sur la participation de 64 cinéastes en herbe qui présenteront, in fine, 44 scenarii. Dix d'entre eux, commis par 11 jeunes auteurs réalisateurs, seront finalement sélectionnés, dont un documentaire qui décrochera une mention spéciale, après avoir concourru sous le thème de "La mémoire", qu'elle soit "individuelle ou collective" comme le précisera bien Nabil Ayouch lors dela présentation des travaux réalisés. C'est "Cadre" d'Abdelwaheb El Moutana qui décrochera le Grand prix encore appelé "Prix Fondation ONA", quand "Mort à l'aube" de Hicham El Jebbari repartira avec le "Prix Spécial" ou "Prix Ali n' Productions". Enfin, "Oulad el Vietnam", documentaire de Yann Barte, placera dans sa besace une mention spéciale, après avoir été au coude à coude au moment des délibérations avec "Mort à l'aube". Voilà pour les chiffres et les petites choses techniques.

Beau palmarès
Artistiquement parlant, les courts donnés à voir ont laissé deviner de jolies choses, notamment de la part des trois primés et plus encore dupermier d'entre eux, Abdelwahab El Moutana. Son oeuvre, intitulé "Cadre", est un travail ludique sur la mémoire familiale, patriarcale surtout, et se distingue par un traitement original et bardé d'humour. Des plans fixes et seulement des plans fixes, rehaussés par eds "fondus enchaînés" sur l'évolution (en nombre) et la désintégration familiale viennent faire écho à une voix-off et chaleureuse, qui met de la lumière sur la naissance et la mort, au propre comme au figuré, d'une famille, à partir du personnage du père. Prometteur.
Moins joyeux, un chouia plus classique mais non moins dénué d'intérêt, "Mort à l'aube" soulève la délicate question de la peine de mort, à travers l'exécution, un matin, d'un père de famille rongé par les réminiscences de sa petite famille. Travail de mémoire également dédié à la famille, ce court se caractérise par sa noirceur et la performance de la sympathique actrice Latéfa Ahrare qui ne pie mot durant tout le film. Pas mal pour une pipelette légendaire...
Autre exercice de style, le docu, parfaitement maîtrisé (et primé pour cela) par Yann Barte, qui s'est penché avec douceur sur ces milliers de Marocains qui ont fait l'Indochine sous le drapeau français
et qui, pour pas gâcher, ont épousé des autochtones qui les ont accompagnés au Maroc. Si le court n'apprend rien que l'on ne connaisse déjà sur leurs conditions, il renseigne surtout sur la dérobade del'Etat français qui les snobe royalement question pension, et fait doucettement la lumière sur ce modèle d'intégration que furent ces femmes asiatiques. Un film bon enfant et rafraîchissant, promis comme ses semblables à une carrière dans les festivals nationaux et internationaux et, pourquoi pas, sur l'une des deux chaînes nationales. et c'est bien tout le mal que l'on peut leur souhaiter. A.R. Le Journal hebdomadaire
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Concours art vidéo : deux prix et une mention spéciale
- [ 08/07/2005 ]

>> C’est Abdelwaheb Moutana qui a remporté, lundi 4 juillet, le grand prix du concours «Art vidéo» concernant les films courts, organisé par la Fondation Ona (présidée par Rachid Slimi) et la société Ali’n productions (représentée par Nabil Ayouche), pour son film Cadre. Le prix spécial du jury a été décerné à Hicham El Jebbari pour son film Mort à l’aube, tandis qu’une mention spéciale a été attribuée à Yann Barte pour Ouled El Viet. La Vie Eco
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Culture / Art vidéo - [ 07/07/2005
]


>> Lundi 4 juillet 2005, lors d’une agréable soirée de gala à la Villa des Arts, les 10 films lauréats de l’Atelier de formation et de production d’art vidéo créé à l’initiative de la Fondation ONA et Ali n’ Productions ont été primés et projetés en présence de M. Rachid Slimi, Président de la Fondation ONA et de M. Nabil Ayouch, représentant d’Ali n’ Productions.

“Cadre” d’Abdelwahed El Moutanna et “Mort à l’aube” d’Hicham El Jebbari ont respectivement remporté les trophées du Grand Prix et du Prix Spécial alors qu’une mention spéciale était décernée à l’instructif et surprenant documentaire “ Ouled El Viêtnam ” du journaliste Yann Barte. Grâce à ce projet-pilote de la Fondation ONA et d’Ali n’ Productions, 64 passionnés de l’image - pour la plupart novices en matière d’art vidéo - ont pu bénéficier gracieusement, d’octobre 2004 à juin 2005, de 140 heures de formation théorique, pratique et technique animées par des intervenants renommés du secteur comme A. Diouri, M. El Moussaoui ou H. Ayouch pour n’en citer que quelques uns. Parmi les 44 projets de scénarii sur le thème imposé de “ La Mémoire ”, 10 d’entre eux ont été sélectionnés par un comité mixte Fondation ONA-Ali n’ Productions pour être réalisés et produits. Lors de la soirée de gala, les invités ont ainsi eu le plaisir de les découvrir et d’en apprécier la variété malgré l’unicité de thème. Mémoire individuelle pour le condamné à mort d’El Jebarri ou mémoire collective pour les anciens combattants marocains au Viêtnam de Barte. Ces jeunes réalisateurs talentueux ont également fait montre d’une maîtrise d’un éventail de techniques classiques comme le flash-back et le fondu enchaîné ou plus avant-gardistes pour “ Lunati(k)a de Lasri par exemple. Certains ont choisi un angle humoristique parfois décalé, d’autre l’hyperréalisme, d’autre encore la virtualité de l’univers du jeu. Leurs caméras ont joué avec le son et la lumière. Bref un bel exercice de style avec autant de façons d’aborder et de filmer le sujet que de personnalités et de sensibilités en présence. Le court-métrage marocain semble avoir fait des émules et affirme son appartenance à part entière au cinéma. A cet égard, M. Slimi annonce que “ cette opération de formation ne sera pas isolée mais sera au contraire renouvelée annuellement car elle s’inscrit tout naturellement dans la politique de l’ONA qui vise à encourager l’excellence dans sa globalité et, entre autres, à promouvoir la professionnalisation de l’industrie de l’image”. Vidéastes, à vos caméras pour la saison 2005-2006 !
FDD
La Nouvelle Tribune
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L'art de la vidéo retrouve ses marques [ 05.07.2005 ]
par Zineb El Ouardighi

>> Une occasion inespérée a été offerte par la Fondation ONA et Ali n'Productions aux jeunes talents qui cherchaient une brèche pour donner corps à leur passion pour l'image. 2004-2005 donc fut l'année de toutes les espérances, et une convention a été signée entre la Fondation ONA et Ali n' Productions dont le seul but est de dispenser une formation aux jeunes marocains dans l'art de la vidéo, et de leur permettre de surcroît de toucher une œuvre, réalisée et conçue par leurs propres moyens intellectuels.

Des ateliers hebdomadaires ont été ouverts et qui ont été animés par des professionnels du cinéma, encadrant les jeunes talents par une formation approfondie et variée touchant les plans théorique, pratique et technique. Le résultat de ces 140 heures et 42 sessions de formation, les jeunes ont concrétisé leur premier projet consistant à la production et la réalisation de 10 courts-métrages, dont le thème a été «la mémoire». C'est la Fondation ONA et Ali n' Productions qui se sont occupées des aspects financiers et techniques pour faire aboutir le projet qui a fait rêver tant de jeunes. 44 scénarii ont été en lice, et seulement 10 dont 1 documentaire ont retenu l'attention du jury composé de Nabil Ayouch, Yasmine Chami, Salwa Bouhaddou, Nourredine El Hachimi, Bahija Lyoubi et Mustapha Achaouar.

Au cours d'une soirée de gala organisée lundi dernier, les dix courts-métrages sélectionnés ont été projetés à la villa des Arts. C'est le court-métrage «Cadre», réalisé par Abdelwahed El Moutana qui a décroché le grand prix de la Fondation ONA-Ali n'Productions, et Hicham El Jebbari pour son court-métrage «Mort à l'aube» a remporté le trophée du prix spécial. Quant à la mention spéciale, elle a été accordée à Yann Barte pour son court-métrage «Ouled El Viet».

«Je pensais que malgré la profusion des propositions, la première ébauche de ces jeunes talents serait inégale. Mais, je vous dis que j'étais agréablement surpris à tel point que le jury a eu du mal à faire départager les nominées», a précisé Nabil Ayouch lors de la soirée de la remise des trophées. Les autres nominées qui sont Kamal Kadimi, Jihane El Bahhar, Yassine Fennane, Rachid Joundoul, Mourad El Fighighi, Hicham Lasri , Jawad Jaaouak et Abdelwahed El Moutanna ont gagné le certificat de jeunes réalisateurs dont l'avenir sera assurément prometteur. C'est dans cette perspective que le directeur de la Fondation ONA, M. Rachid Slimi a promis que «le but de ce partenariat entre la Fondation ONA et Ali n'Productions est la mobilisation des talents et des intelligences au profit de l'éclosion de l'art dans notre pays. D'autant plus que la consécration de ces 10 jeunes talents ne s'achève pas à ce stade, mais nous comptons les accompagner sur tous les plans jusqu'à ce qu'ils volent par leurs propres ailes». Le Matin du Sahara et du Maghreb
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Cinéma. Tu seras vidéaste, mon fils
Par Karim Boukhari

>> Avec un budget de 850.000 dh, le cinéaste Nabil Ayouch, via Ali ‘N’ Production et la Fondation ONA, a formé et produit dix jeunes vidéastes de qualité. A l’arrivée, le talent des uns et des autres est perceptible.

Un homme devant la caméra, puis une femme, des enfants, d’autres hommes, le noir et blanc, la couleur, etc. Cadre porte bien son nom, puisque tous les personnages défilent pratiquement dans le même cadre, du début à la fin de ce petit film enthousiasmant, sans dialogue, mais avec une voix off
inspirée. Voilà comment Abdelouahed El Moutanna a choisi de filmer une saga familiale, avec ses drames et ses naissances, la mort ou la décrépitude des uns et l’arrivée des autres, de l’indépendance à nos jours. Sans emphase ni discours "militant", torts habituellement inhérents à ce genre d’exercice. à l’image de Cadre, grand vainqueur de l’atelier art vidéo, les autres courts ressemblent à de véritables bols d’oxygène, bourrés d’idées, sans prétentions, mais sans complexe non plus. Le petit public a rassemblé à la villa des arts, à Casablanca, pour apprécier le résultat final l’a sans doute compris. Le cinéma, les images, c’est d’abord des idées : qu’est-ce qu’un film ? Comment l’écrire et le réaliser ? Avec quels moyens ?

Pour répondre à ces questions, Nabil Ayouch a d’abord monté, en 2004, un atelier de formation destiné à l’école des beaux arts. "Les talents en devenir ont besoin de formation et, au bout, d’un passage à l’acte", commente le cinéaste. D’où l’idée d’un partenariat association la société de production Ali ‘N’ Productions à la fondation ONA. La première a amené ses moyens techniques et son expérience, la deuxième a rassemblé les fonds. Un mariage de raison. Le choix de la vidéo s’est imposé pour des raisons économiques évidentes, mais aussi parce que, dixit Ayouch "le 8ème art est au carrefour de plusieurs techniques dont le graphisme, les arts plastiques, le cinéma, les nouvelles technologies, etc.". La première étape a consisté à lancer un concours d’écriture sur un thème tout à fait d’actualité dans la Maroc du début du millénaire : la mémoire, individuelle et collective. Parmi le flot de projets reçus, beaucoup émanaient de gardiens d’immeubles, de banquiers, d’Européens, etc. Une première sélection a filtré 44 scénarios, un total ramené par la suite à 10. C’est là que la formation, indispensable avant de manier une caméra, est entrée en jeu. Un nouvel atelier a été ainsi monté, dispensant des cours académiques (histoire des arts, graphisme visuel, arts plastiques, sociologie, montage d’un projet) et techniques (caméra, lumière, son) où la théorie était déclinée sous des modules divers. Au total, 140 heures de formation, qui auront coûté la modique somme de 100.000 dh. La deuxième étape, la production, a coûté 400.000 dh en argent frais (apporté par la fondation ONA), en plus des moyens techniques de Ali ‘N’ Productions, mis à la disposition des projets et qui représentent la valeur de 350.000 dh. En tout, donc, de la formation à la post-production, 850.000 DH auront été nécessaires pour mener à bien la réalisation de dix films. Une somme équivalant d’habitude au budget accordé par l’état, via le système du Fonds d’aide à la réalisation d'un à deux court-métrages. Comme quoi, ce n’est pas toujours de moyens que les cinéastes marocains manquent en priorité, mais de bonnes idées, tout simplement…

Sur les dix films tournés, un seul n’a finalement pas été monté ("Shift + Suppr" de Jihane El Bahhar), sa réalisatrice étant insatisfaite de son travail. Sur les neuf autres, deux seulement sont le produit de professionnels ou de gens connus (Hicham Lasri avec le très speed Lunatika, Yassine Fennane avec Trust fighter). Un seul documentaire figure dans le lot, Ouled El Viet, sur des aspects moins glorieux, mais plus humain de la guerre d’Indochine, signé par le journaliste Yann Barte. Les autres courts sont réalisés par de parfaits inconnus. Mais l’ensemble vaut absolument le détour, mélangeant habilement mémoire individuelle (famille), collective (détention politique), et autres réflexions dans l’air du temps. Que deviendront tous ces talents en devenir et où iront leurs films ? "Dans l’absolu, répond Ayouch, certains ont le potentiel de concourir dans les divers festivals de court-métrages du monde, dédiés au cinéma ou à l’art vidéo. Mais la suite ne dépend plus directement de nous, les films auront leur propre existence…".
Même si l’expérience est exaltante, rien ne garantit qu’elle sera renouvelée. En 2000, déjà, Ali ‘N’ Productions avait lancé un authentique OVNI avec le prix Mohamed Reggab, destiné aux nouveaux talents. En quatre éditions, le projet avait donné le jour à huit court-métrages généralement bien reçus. Le laboratoire d’idées et de talents a rendu l’âme en 2003. "Produire des films en 35 mm (format cinéma) est devenu, à la longue, une galère, commente Nabil Ayouch, les budgets grimpaient et les sponsors étaient de plus en plus durs à convaincre". L’atelier vidéo monté en partenariat avec la fondation ONA est donc une manière de prolonger, à moindre coût, le prix Mohamed Reggab. Pour combien de temps encore ? "Pour l’année prochaine, avoue le cinéaste, on pense d’abord à la formation. Il nous faudra souffler avant de reparler de production". Pourvu qu’on n’en reste pas là. Quand on pense que des objets cinématographiquement très intéressants, et très peu coûteux, comme Cadre, Fikra ou Mort à l’aube auraient pu rester coincés dans l’imagination de quelques jeunes esprits, on se dit que le renouveau du cinéma de ce pays pourrait bien venir de la vidéo. Hommage à Ali ‘N’ Producton, à la fondation ONA, mais aussi à la faculté de Mohammédia, voire de Ben-Msick, précurseurs ou dénicheurs de talents de vidéastes-cinéastes qui gagnent à être (re)connus. Tel Quel

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[ PARADE ] Création 7ème art, le cru 2005 - août/septembre 2005

>> Abdelwahed El Moutana, Hicham El Jebbari, Yann Barte. Ces noms ne vous disent peut-être rien, et pourtant. Avec leurs films respectifs Cadre, Mort à laube et Ouled Vietnam, ces trois anonymes au talent audacieux sont les lauréats des Ateliers de formation aux métiers de l'audiovisuel, dont le titre un peu austère cache un petit joyau d'initiative, d'inventivité et de passion pour un monde, un métier : le cinéma. Sous les auspices de la Fondation ONA et de Ali 'n Productions et la tutelle de Nabil Ayouch, père reconnu de Ali Zaoua, soixante-quatre participations de quinze à soixante ans, absolument profanes, ont appris gratuitement, chque samedi entre octobre et juin derniers, à approcher de près le septième art avec les armes commes les exigences du professionnalisme. Ce, avec la diversité pour seul mot d'ordre et le don de soi comme leitmotiv, autour de la mémoire. 140 heures de formation, 8 intervenants, 44 scenarios présentés, 400 heures de tournage, 200 heures de post-production et 9 films achevés plus tard, les deux premiers prix repartent avec un don de 10.000 DH de la Fondation ONA et des perspectives de festival. Un bien bel horizon, et encore bravo!
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[ FEMMES DU MAROC] 3 questions à Yann Barte - Septembre 2005

>> Polyvalent et bourré de talents, Yann Barte, journaliste que nos lectrices connaissent bien à travers sa chronique "Tberguig international", a été récompensé par la fondation Ona et Ali n' Productions pour son film "Oulad el Viet". une mention spéciale du jury qui permet au film d'être programmé lors du festival du court métage de Tanger et celui d'Amsterdam.

Propos recueillis par Karim Serraj

Votre film évoque la question de l’identité, de l’appartenance culturelle. Quel est le thème exactement ?
C’est l’histoire assez étonnante d’anciens combattants marocains. Partis en Indochine entre 1947 et 1954, beaucoup avaient quitté l’armée française, par solidarité anti-colonialiste, pour rejoindre les rangs du Viêt-minh. Durant près de 25 ans, ces « déserteurs » sont restés au Vietnam. Ils se sont mariés à des Vietnamiennes, ont eu des enfants… Le Maroc semblait les avoir complètement oubliés ou peut-être craignait-il l’arrivée de « rouges ». Ce n’est qu’en 1972 que les « ralliés » ont enfin été rapatriés au Maroc, avec leur famille (près de 600 personnes). Plus qu’un film historique proprement dit, il s’agit de portraits sur trois générations de ces familles, dans leur vie très ordinaire.
En tant que métis Breton/Viêt-Chinois (marocanisé), la question identitaire m’a toujours passionné.

Dans quelles conditions l'avez-vous tourné?
Dans l’urgence, pour ne pas dire la précipitation ! Les conditions de travail imposées étaient strictes : deux jours de tournage, trois jours de dérushage, traduction (vietnamien et darija) et montage. Pas un de plus ! Je ne pouvais donc filmer dans plus de deux lieux différents. J’ai choisi Casa et Sidi Yahia où vivaient sept familles vietnamiennes. Là-bas, dans les fermes, pas d’électricité, une chaleur qui a perturbé les appareils de prise de son et des témoins qui ne souhaitaient plus être filmés. Le scénario n’a cessé d’être bousculé pour finalement être jeté aux orties. On est resté ouvert aux « accidents du réel ». Mais la contrainte temps a empêché une meilleure place à l’improvisation que j’aurais souhaitée.

Quel regard portez-vous sur le cinéma marocain qui semble avoir du mal à décoller?
Je suis plutôt optimiste de ce côté-là, même si la production reste extrêmement modeste. Les films marocains participent de plus en plus à des festivals internationaux. Ils sont de qualité, même si les derniers que j’ai vus ne respirent pas toujours la joie de vivre :« Tenja », « A Casablanca, les anges ne volent pas » ou même le superbe film d’Ismaël Ferroukhi « Le Dernier voyage ». Peut être un état d’esprit ambiant ! Et puis il y a d’excellents auteurs de courts métrages, comme Nour-Eddine Lakhmari. Mais un vrai décollage me semble difficile sans une cinéphilie authentique. Cela passe par une suppression de la censure. Et pourquoi ne voit-on jamais au Maroc des films iraniens, hongkongais, scandinaves… mais seulement des comédies niaises made in USA ? Quitte à choisir un film de distraction, je préfère largement me faire un Bollywood au Verdun ou au Rif !

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[ Morocco TIMES ] Casablanca
French Institute commemorates Moroccan goumiers
- 7 mai 2006

>> The Casablanca-based French Institute (IFC) will screen on May 11 a series of documentaries, commemorating the bravery of Moroccan goumiers.

On this occasion, Yann Barte's film entitled “Oulad l'Viet Nam”, and co-produced by Ali'N Prod and ONA Foundation will be screened. The film tells the story of Moroccan former soldiers in the French army, who went to Viet Nam after the exile of late Mohammed V. The former soldiers narrate their memories and their actual life after their return to Morocco with their children and Vietnamese wives.

This programme tells the screening of “Mechti, the last fight”, a documentary co-produced by Grand Angle, France 3 and the Moroccan channel 2M. The documentary pictures the story of Mohammed Mechti, 85, and his enlistment at the age of 18 by the French to create the goumiers at the 2nd World War. The production sheds light on the glorious but also painful moments that are now all his life.

Another entitled “General, nous voila!” (General, here we are!), directed by Ali Essafi and produced by IO Production et Images Plus, will also be programmed.



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[ Menara.ma ] L'Institut français de Casablanca rend hommage aux goumiers marocains- 8 mai 2006

>> L'institut français de Casablanca (IFC) prévoit, le 11 mai, la projection d'une série de documentaires en hommage à la bravoure des goumiers marocains.

Au programme, ''Oulad l'Viet Nam'', un film de Yann Barte (Maroc, 12mn14, 2005), co-produit par Ali'N Prod et la Fondation ONA. C'est l'histoire d'anciens soldats marocains de l'armée française, ayant rejoint le Viet Minh à l'annonce de l'exil du regretté souverain Mohammed V et qui racontent leurs souvenirs, leur vie actuelle après être rentrés au pays avec épouses vietnamiennes et enfants.

''Mechti, le dernier combat'', un film réalisé par Jean-Claude Cheyssial (France/Maroc, 52mn, 2005) et co-produit par Grand Angle, France 3 et 2M. Un documentaire où le vieux Mohammed Mechti (85 ans) raconte son enrôlement à l'âge de 18 ans par les français pour créer les premiers goums de libération de la France pendant la deuxième guerre mondiale. Il revient avec force détails sur ces moments glorieux et douloureux qui sont aujourd'hui toute sa vie.

''Général, nous voilà!'', un film réalisé par Ali Essafi (France, 60 min, 1997) et produit par IO Production et Images Plus avec la participation du CNC-Image. ''Un jour, Hitler et De Gaulle se sont fâchés. Hitler a dit : ''Si je veux, dès demain je descendrai à Paris''. De Gaulle a répondu: ''Je te préviens, j'ai avec moi une race d'hommes terribles qui n'ont d'heure ni pour dormir ni pour manger''. Il parlait de nous, les Marocains. A la fin de la guerre, Hitler lui a dit: ''Si je t'avais pris au sérieux, je n'en serais pas là !''. C'est ainsi que le vieil oncle Ahmed raconte dans ce documentaire sa version de la guerre. Enrôlés de force ou engagés volontaires, les ressortissants des ex-colonies françaises ont été, en première ligne, de toutes les guerres de l'armée française.

Discrètement, attentivement, Ali Essafi laisse parler ces Marocains qui racontent leur histoire incroyable -l'Italie, l'Allemagne, l'Indochine- avec une mémoire des faits étonnante. Mais ils disent aussi leur tristesse face à l'indifférence des autorités françaises, leur souffrance aussi de découvrir un pays pas toujours très accueillant pour les étrangers, un pays que, pourtant, ils croyaient connaître depuis longtemps.

A l'issue des projections prévues dans l'après-midi à partir de 15h au théâtre 121, Khalid Tamer, metteur en scène en résidence d'artiste à l'IFC pour sa nouvelle création ''les soldats inconnus'', rencontrera le public.