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EXIT guide ] "Oulad l'Vietnam",
un documentaire prometteur -
Août/sept.
2005
par Arianne Mélazzini
>> Parmi
les 3 prix du jury remis le 4 juillet dernier, le journaliste,
désormais auteur-cinéaste à l'essai, Yann Barte
était récompensé pour son documentaire,
le seul de la sélection, intitulé "Oulad l'Vietnam".
Yann Barte revient ici sur l'histoire des Marocains
pendant la Guerre du Vietnam et par là sur la présence vietnamienne
au Maroc, les familles mixtes où l'on y parle aussi aisément
la darija que le vietnamien, les anciens combattants, la difficile
adapatation des épouses vietnamiennes rentrées avec leur compagnon
marocain, à Casablanca ou ailleurs, des enfants partagés entre
deux cultures, qui connaissent finalement si peu cette partie de leur histoire...
Bref, un portrait très instructif d'une population
méconnue, un vrai devoir de mémoire.
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Courts
mais bons - [ 09/07/2005 ]
>>
Un thème, "la mémoire", et trois courts primés
lors du concours d'art vidéo lancé par la Fondation ONA et Ali
n' Productions. Revue.
Il
y avait foule lundi 4 juillet à la Villa des Arts à Casablanca
pour la présentation des lauréats du concours d'art vidéo
goupillé conjointement par la Fondation ONA et Ali n' Productions du
cinéaste Nabil Ayouch. en plus de la qualité des courts donnés
à voir, il convient surtout de saluer l'initiative qui a consisté
en la mise en place d'un atelier d'art vidéo ouvert à partir
d'octobre 2004 à tous ceux qui "avaient une passion l'image et
des projets de réalisation", atelier animé par des formateurs
permanents ou ponctuels, et qui a débouché sur la participation
de 64 cinéastes en herbe qui présenteront, in fine, 44 scenarii.
Dix d'entre eux, commis par 11 jeunes auteurs réalisateurs, seront
finalement sélectionnés, dont un documentaire qui décrochera
une mention spéciale, après avoir concourru sous le thème
de "La mémoire", qu'elle soit "individuelle ou collective"
comme le précisera bien Nabil Ayouch lors dela présentation
des travaux réalisés. C'est "Cadre" d'Abdelwaheb El
Moutana qui décrochera le Grand prix encore appelé "Prix
Fondation ONA", quand "Mort à l'aube" de Hicham El Jebbari
repartira avec le "Prix Spécial" ou "Prix Ali n' Productions".
Enfin, "Oulad el Vietnam", documentaire de
Yann Barte, placera dans sa besace une mention spéciale, après
avoir été au coude à coude au moment des délibérations
avec "Mort à l'aube". Voilà pour les chiffres
et les petites choses techniques.
Beau palmarès
Artistiquement
parlant, les courts donnés à voir ont laissé deviner
de jolies choses, notamment de la part des trois primés et plus encore
dupermier d'entre eux, Abdelwahab El Moutana. Son oeuvre, intitulé
"Cadre", est un travail ludique sur la mémoire familiale,
patriarcale surtout, et se distingue par un traitement original et bardé
d'humour. Des plans fixes et seulement des plans fixes, rehaussés par
eds "fondus enchaînés" sur l'évolution (en nombre)
et la désintégration familiale viennent faire écho à
une voix-off et chaleureuse, qui met de la lumière sur la naissance
et la mort, au propre comme au figuré, d'une famille, à partir
du personnage du père. Prometteur.
Moins joyeux, un chouia plus classique mais non moins dénué
d'intérêt, "Mort à l'aube" soulève la
délicate question de la peine de mort, à travers l'exécution,
un matin, d'un père de famille rongé par les réminiscences
de sa petite famille. Travail de mémoire également dédié
à la famille, ce court se caractérise par sa noirceur et la
performance de la sympathique actrice Latéfa Ahrare qui ne pie mot
durant tout le film. Pas mal pour une pipelette légendaire...
Autre exercice de style, le docu, parfaitement maîtrisé (et primé
pour cela) par Yann Barte, qui s'est penché avec douceur sur ces milliers
de Marocains qui ont fait l'Indochine sous le drapeau français
et qui, pour pas gâcher, ont épousé des autochtones qui
les ont accompagnés au Maroc. Si le court n'apprend rien que l'on ne
connaisse déjà sur leurs conditions, il renseigne surtout sur
la dérobade del'Etat français qui les snobe royalement question
pension, et fait doucettement la lumière sur
ce modèle d'intégration que furent ces femmes asiatiques. Un
film bon enfant et rafraîchissant, promis comme ses semblables à
une carrière dans les festivals nationaux et internationaux
et, pourquoi pas, sur l'une des deux chaînes nationales. et c'est bien
tout le mal que l'on peut leur souhaiter. A.R. Le
Journal hebdomadaire ____________________________________________________________________________________________________________________
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Concours art vidéo : deux prix
et une mention spéciale -
[ 08/07/2005 ]
>>
C’est Abdelwaheb Moutana qui a remporté, lundi 4 juillet, le
grand prix du concours «Art vidéo» concernant les films
courts, organisé par la Fondation Ona (présidée par Rachid
Slimi) et la société Ali’n productions (représentée
par Nabil Ayouche), pour son film Cadre. Le prix spécial du jury a
été décerné à Hicham El Jebbari pour son
film Mort à l’aube, tandis qu’une mention spéciale
a été attribuée à Yann Barte
pour Ouled El Viet. La
Vie Eco
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Culture / Art vidéo - [ 07/07/2005 ]
>>
Lundi 4 juillet 2005, lors d’une agréable soirée de gala
à la Villa des Arts, les 10 films lauréats de l’Atelier
de formation et de production d’art vidéo créé
à l’initiative de la Fondation ONA et Ali n’ Productions
ont été primés et projetés en présence
de M. Rachid Slimi, Président de la Fondation ONA et de M. Nabil Ayouch,
représentant d’Ali n’ Productions.
“Cadre”
d’Abdelwahed El Moutanna et “Mort à l’aube”
d’Hicham El Jebbari ont respectivement remporté les trophées
du Grand Prix et du Prix Spécial alors qu’une
mention spéciale était décernée à l’instructif
et surprenant documentaire “ Ouled El Viêtnam ” du journaliste
Yann Barte. Grâce à ce projet-pilote de la Fondation ONA
et d’Ali n’ Productions, 64 passionnés de l’image
- pour la plupart novices en matière d’art vidéo - ont
pu bénéficier gracieusement, d’octobre 2004 à juin
2005, de 140 heures de formation théorique, pratique et technique animées
par des intervenants renommés du secteur comme A. Diouri, M. El Moussaoui
ou H. Ayouch pour n’en citer que quelques uns. Parmi les 44 projets
de scénarii sur le thème imposé de “ La Mémoire
”, 10 d’entre eux ont été sélectionnés
par un comité mixte Fondation ONA-Ali n’ Productions pour être
réalisés et produits. Lors de la soirée de gala, les
invités ont ainsi eu le plaisir de les découvrir et d’en
apprécier la variété malgré l’unicité
de thème. Mémoire individuelle pour le condamné à
mort d’El Jebarri ou mémoire collective
pour les anciens combattants marocains au Viêtnam de Barte.
Ces jeunes réalisateurs talentueux ont également fait
montre d’une maîtrise d’un éventail de techniques
classiques comme le flash-back et le fondu enchaîné ou plus avant-gardistes
pour “ Lunati(k)a de Lasri par exemple. Certains ont choisi un angle
humoristique parfois décalé, d’autre l’hyperréalisme,
d’autre encore la virtualité de l’univers du jeu. Leurs
caméras ont joué avec le son et la lumière. Bref un bel
exercice de style avec autant de façons d’aborder et de filmer
le sujet que de personnalités et de sensibilités en présence.
Le court-métrage marocain semble avoir fait des émules et affirme
son appartenance à part entière au cinéma. A cet égard,
M. Slimi annonce que “ cette opération de formation ne sera pas
isolée mais sera au contraire renouvelée annuellement car elle
s’inscrit tout naturellement dans la politique de l’ONA qui vise
à encourager l’excellence dans sa globalité et, entre
autres, à promouvoir la professionnalisation de l’industrie de
l’image”. Vidéastes, à vos caméras pour la
saison 2005-2006 !
FDD La
Nouvelle Tribune
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L'art de la vidéo retrouve ses marques [ 05.07.2005
]
par Zineb El Ouardighi
>> Une occasion inespérée a été offerte par la Fondation ONA et Ali n'Productions aux jeunes talents qui cherchaient une brèche pour donner corps à leur passion pour l'image. 2004-2005 donc fut l'année de toutes les espérances, et une convention a été signée entre la Fondation ONA et Ali n' Productions dont le seul but est de dispenser une formation aux jeunes marocains dans l'art de la vidéo, et de leur permettre de surcroît de toucher une œuvre, réalisée et conçue par leurs propres moyens intellectuels.
Des ateliers hebdomadaires ont été ouverts et qui ont été animés par des professionnels du cinéma, encadrant les jeunes talents par une formation approfondie et variée touchant les plans théorique, pratique et technique. Le résultat de ces 140 heures et 42 sessions de formation, les jeunes ont concrétisé leur premier projet consistant à la production et la réalisation de 10 courts-métrages, dont le thème a été «la mémoire». C'est la Fondation ONA et Ali n' Productions qui se sont occupées des aspects financiers et techniques pour faire aboutir le projet qui a fait rêver tant de jeunes. 44 scénarii ont été en lice, et seulement 10 dont 1 documentaire ont retenu l'attention du jury composé de Nabil Ayouch, Yasmine Chami, Salwa Bouhaddou, Nourredine El Hachimi, Bahija Lyoubi et Mustapha Achaouar.
Au cours d'une soirée de gala organisée lundi dernier, les dix courts-métrages sélectionnés ont été projetés à la villa des Arts. C'est le court-métrage «Cadre», réalisé par Abdelwahed El Moutana qui a décroché le grand prix de la Fondation ONA-Ali n'Productions, et Hicham El Jebbari pour son court-métrage «Mort à l'aube» a remporté le trophée du prix spécial. Quant à la mention spéciale, elle a été accordée à Yann Barte pour son court-métrage «Ouled El Viet».
«Je
pensais que malgré la profusion des propositions, la première
ébauche de ces jeunes talents serait inégale. Mais, je vous
dis que j'étais agréablement surpris à tel point que
le jury a eu du mal à faire départager les nominées»,
a précisé Nabil Ayouch lors de la soirée de la remise
des trophées. Les
autres nominées qui sont Kamal Kadimi, Jihane El Bahhar, Yassine Fennane,
Rachid Joundoul, Mourad El Fighighi, Hicham Lasri , Jawad Jaaouak et Abdelwahed
El Moutanna ont gagné le certificat de jeunes réalisateurs dont
l'avenir sera assurément prometteur. C'est
dans cette perspective que le directeur de la Fondation ONA, M. Rachid Slimi
a promis que «le but de ce partenariat entre la Fondation ONA et Ali
n'Productions est la mobilisation des talents et des intelligences au profit
de l'éclosion de l'art dans notre pays. D'autant plus que la consécration
de ces 10 jeunes talents ne s'achève pas à ce stade, mais nous
comptons les accompagner sur tous les plans jusqu'à ce qu'ils volent
par leurs propres ailes». Le
Matin du Sahara et du Maghreb
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Cinéma. Tu seras vidéaste, mon fils
Par
Karim Boukhari
>> Avec un budget de 850.000 dh, le cinéaste Nabil Ayouch, via Ali ‘N’ Production et la Fondation ONA, a formé et produit dix jeunes vidéastes de qualité. A l’arrivée, le talent des uns et des autres est perceptible.
Un
homme devant la caméra, puis une femme, des enfants, d’autres
hommes, le noir et blanc, la couleur, etc. Cadre porte bien son nom, puisque
tous les personnages défilent pratiquement dans le même cadre,
du début à la fin de ce petit film enthousiasmant, sans dialogue,
mais avec une voix off
inspirée. Voilà comment Abdelouahed El Moutanna a choisi de
filmer une saga familiale, avec ses drames et ses naissances, la mort ou la
décrépitude des uns et l’arrivée des autres, de
l’indépendance à nos jours. Sans emphase ni discours "militant",
torts habituellement inhérents à ce genre d’exercice.
à l’image de Cadre, grand vainqueur de l’atelier art vidéo,
les autres courts ressemblent à de véritables bols d’oxygène,
bourrés d’idées, sans prétentions, mais sans complexe
non plus. Le petit public a rassemblé à la villa des arts, à
Casablanca, pour apprécier le résultat final l’a sans
doute compris. Le cinéma, les images, c’est d’abord des
idées : qu’est-ce qu’un film ? Comment l’écrire
et le réaliser ? Avec quels moyens ?
Pour
répondre à ces questions, Nabil Ayouch a d’abord monté,
en 2004, un atelier de formation destiné à l’école
des beaux arts. "Les talents en devenir ont besoin de formation et, au
bout, d’un passage à l’acte", commente le cinéaste.
D’où l’idée d’un partenariat association la
société de production Ali ‘N’ Productions à
la fondation ONA. La première a amené ses moyens techniques
et son expérience, la deuxième a rassemblé les fonds.
Un mariage de raison. Le choix de la vidéo s’est imposé
pour des raisons économiques évidentes, mais aussi parce que,
dixit Ayouch "le 8ème art est au carrefour de plusieurs techniques
dont le graphisme, les arts plastiques, le cinéma, les nouvelles technologies,
etc.". La première étape a consisté à lancer
un concours d’écriture sur un thème tout à fait
d’actualité dans la Maroc du début du millénaire
: la mémoire, individuelle et collective. Parmi le flot de projets
reçus, beaucoup émanaient de gardiens d’immeubles, de
banquiers, d’Européens, etc. Une première sélection
a filtré 44 scénarios, un total ramené par la suite à
10. C’est là que la formation, indispensable avant de manier
une caméra, est entrée en jeu. Un nouvel atelier a été
ainsi monté, dispensant des cours académiques (histoire des
arts, graphisme visuel, arts plastiques, sociologie, montage d’un projet)
et techniques (caméra, lumière, son) où la théorie
était déclinée sous des modules divers. Au total, 140
heures de formation, qui auront coûté la modique somme de 100.000
dh. La deuxième étape, la production, a coûté 400.000
dh en argent frais (apporté par la fondation ONA), en plus des moyens
techniques de Ali ‘N’ Productions, mis à la disposition
des projets et qui représentent la valeur de 350.000 dh. En tout, donc,
de la formation à la post-production, 850.000 DH auront été
nécessaires pour mener à bien la réalisation de dix films.
Une somme équivalant d’habitude au budget accordé par
l’état, via le système du Fonds d’aide à
la réalisation d'un à deux court-métrages. Comme quoi,
ce n’est pas toujours de moyens que les cinéastes marocains manquent
en priorité, mais de bonnes idées, tout simplement…
Sur les dix films tournés, un seul n’a finalement pas été
monté ("Shift + Suppr" de Jihane El Bahhar), sa réalisatrice
étant insatisfaite de son travail. Sur les neuf autres, deux seulement
sont le produit de professionnels ou de gens connus (Hicham Lasri avec le
très speed Lunatika, Yassine Fennane avec Trust fighter). Un
seul documentaire figure dans le lot, Ouled El Viet, sur des aspects
moins glorieux, mais plus humain de la guerre d’Indochine, signé
par le journaliste Yann Barte. Les autres courts
sont réalisés par de parfaits inconnus. Mais l’ensemble
vaut absolument le détour, mélangeant habilement mémoire
individuelle (famille), collective (détention politique), et autres
réflexions dans l’air du temps. Que deviendront tous ces talents
en devenir et où iront leurs films ? "Dans l’absolu, répond
Ayouch, certains ont le potentiel de concourir dans les divers festivals de
court-métrages du monde, dédiés au cinéma ou à
l’art vidéo. Mais la suite ne dépend plus directement
de nous, les films auront leur propre existence…".
Même si l’expérience est exaltante, rien ne garantit qu’elle
sera renouvelée. En 2000, déjà, Ali ‘N’ Productions
avait lancé un authentique OVNI avec le prix Mohamed Reggab, destiné
aux nouveaux talents. En quatre éditions, le projet avait donné
le jour à huit court-métrages généralement bien
reçus. Le laboratoire d’idées et de talents a rendu l’âme
en 2003. "Produire des films en 35 mm (format cinéma) est devenu,
à la longue, une galère, commente Nabil Ayouch, les budgets
grimpaient et les sponsors étaient de plus en plus durs à convaincre".
L’atelier vidéo monté en partenariat avec la fondation
ONA est donc une manière de prolonger, à moindre coût,
le prix Mohamed Reggab. Pour combien de temps encore ? "Pour l’année
prochaine, avoue le cinéaste, on pense d’abord à la formation.
Il nous faudra souffler avant de reparler de production". Pourvu qu’on
n’en reste pas là. Quand on pense que des objets cinématographiquement
très intéressants, et très peu coûteux, comme Cadre,
Fikra ou Mort à l’aube auraient pu rester coincés dans
l’imagination de quelques jeunes esprits, on se dit que le renouveau
du cinéma de ce pays pourrait bien venir de la vidéo. Hommage
à Ali ‘N’ Producton, à la fondation ONA, mais aussi
à la faculté de Mohammédia, voire de Ben-Msick, précurseurs
ou dénicheurs de talents de vidéastes-cinéastes qui gagnent
à être (re)connus. Tel
Quel
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[
PARADE ]
Création 7ème art, le cru 2005 -
août/septembre 2005
>>
Abdelwahed El Moutana, Hicham El Jebbari, Yann
Barte. Ces noms ne vous disent peut-être rien, et pourtant. Avec leurs
films respectifs Cadre, Mort à laube et Ouled
Vietnam, ces trois anonymes au talent audacieux sont les lauréats
des Ateliers de formation aux métiers de l'audiovisuel, dont le titre
un peu austère cache un petit joyau d'initiative, d'inventivité
et de passion pour un monde, un métier : le cinéma. Sous les
auspices de la Fondation ONA et de Ali 'n Productions et la tutelle de Nabil
Ayouch, père reconnu de Ali Zaoua, soixante-quatre participations de
quinze à soixante ans, absolument profanes, ont appris gratuitement,
chque samedi entre octobre et juin derniers, à approcher de près
le septième art avec les armes commes les exigences du professionnalisme.
Ce, avec la diversité pour seul mot d'ordre et le don de soi comme
leitmotiv, autour de la mémoire. 140 heures de formation, 8 intervenants,
44 scenarios présentés, 400 heures de tournage, 200 heures de
post-production et 9 films achevés plus tard, les deux premiers prix
repartent avec un don de 10.000 DH de la Fondation ONA et des perspectives
de festival. Un bien bel horizon, et encore bravo!
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[
FEMMES DU MAROC]
3 questions à Yann Barte - Septembre
2005
>> Polyvalent et bourré de talents, Yann Barte, journaliste que nos lectrices connaissent bien à travers sa chronique "Tberguig international", a été récompensé par la fondation Ona et Ali n' Productions pour son film "Oulad el Viet". une mention spéciale du jury qui permet au film d'être programmé lors du festival du court métage de Tanger et celui d'Amsterdam.
Propos recueillis par Karim Serraj
Votre
film évoque la question de l’identité, de l’appartenance
culturelle. Quel est le thème exactement ? 
C’est
l’histoire assez étonnante d’anciens combattants marocains.
Partis en Indochine entre 1947 et 1954, beaucoup avaient quitté l’armée
française, par solidarité anti-colonialiste, pour rejoindre
les rangs du Viêt-minh. Durant près de 25 ans, ces «
déserteurs » sont restés au Vietnam. Ils se sont
mariés à des Vietnamiennes, ont eu des enfants… Le Maroc
semblait les avoir complètement oubliés ou peut-être craignait-il
l’arrivée de « rouges ». Ce n’est qu’en
1972 que les « ralliés » ont enfin été rapatriés
au Maroc, avec leur famille (près de 600 personnes). Plus qu’un
film historique proprement dit, il s’agit de portraits sur trois générations
de ces familles, dans leur vie très ordinaire.
En tant que métis Breton/Viêt-Chinois (marocanisé), la
question identitaire m’a toujours passionné.
Dans
quelles conditions l'avez-vous tourné?
Dans
l’urgence, pour ne pas dire la précipitation ! Les conditions
de travail imposées étaient strictes : deux jours de tournage,
trois jours de dérushage, traduction (vietnamien et darija) et montage.
Pas un de plus ! Je ne pouvais donc filmer dans plus de deux lieux différents.
J’ai choisi Casa et Sidi Yahia où vivaient sept familles vietnamiennes.
Là-bas, dans les fermes, pas d’électricité, une
chaleur qui a perturbé les appareils de prise de son et des témoins
qui ne souhaitaient plus être filmés. Le scénario n’a
cessé d’être bousculé pour finalement être
jeté aux orties. On est resté ouvert aux « accidents
du réel ». Mais la contrainte temps a empêché
une meilleure place à l’improvisation que j’aurais souhaitée.
Quel
regard portez-vous sur le cinéma marocain qui semble avoir du mal à
décoller?
Je
suis plutôt optimiste de ce côté-là, même
si la production reste extrêmement modeste. Les films marocains participent
de plus en plus à des festivals internationaux. Ils sont de qualité,
même si les derniers que j’ai vus ne respirent pas toujours la
joie de vivre :« Tenja », « A Casablanca, les anges
ne volent pas » ou même le superbe film d’Ismaël
Ferroukhi « Le Dernier voyage ». Peut être un état
d’esprit ambiant ! Et puis il y a d’excellents auteurs de courts
métrages, comme Nour-Eddine Lakhmari. Mais un vrai décollage
me semble difficile sans une cinéphilie authentique. Cela passe par
une suppression de la censure. Et pourquoi ne voit-on jamais au Maroc des
films iraniens, hongkongais, scandinaves… mais seulement des comédies
niaises made in USA ? Quitte à choisir un film de distraction, je préfère
largement me faire un Bollywood au Verdun ou au Rif !
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Morocco TIMES ]
Casablanca
French Institute commemorates Moroccan goumiers - 7 mai 2006
>> The Casablanca-based French Institute (IFC) will screen on May 11 a series of documentaries, commemorating the bravery of Moroccan goumiers.
On
this occasion, Yann Barte's film entitled “Oulad
l'Viet Nam”, and co-produced by Ali'N Prod and ONA Foundation
will be screened. The film tells the story of Moroccan former soldiers in
the French army, who went to Viet Nam after the exile of late Mohammed V.
The former soldiers narrate their memories and their actual life after their
return to Morocco with their children and Vietnamese wives.
This programme tells the screening of “Mechti, the last fight”, a documentary co-produced by Grand Angle, France 3 and the Moroccan channel 2M. The documentary pictures the story of Mohammed Mechti, 85, and his enlistment at the age of 18 by the French to create the goumiers at the 2nd World War. The production sheds light on the glorious but also painful moments that are now all his life.
Another
entitled “General, nous voila!” (General, here we are!), directed
by Ali Essafi and produced by IO Production et Images Plus, will also be programmed.
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Menara.ma ]
L'Institut français de Casablanca rend hommage
aux goumiers marocains- 8 mai 2006
>>
L'institut français de Casablanca (IFC) prévoit, le 11 mai,
la projection d'une série de documentaires en hommage à la bravoure
des goumiers marocains.
Au
programme, ''Oulad l'Viet Nam'', un film de Yann Barte
(Maroc, 12mn14, 2005), co-produit par Ali'N Prod et la Fondation ONA. C'est
l'histoire d'anciens soldats marocains de l'armée française,
ayant rejoint le Viet Minh à l'annonce de l'exil du regretté
souverain Mohammed V et qui racontent leurs souvenirs, leur vie actuelle après
être rentrés au pays avec épouses vietnamiennes et enfants.
''Mechti, le dernier combat'', un film réalisé par Jean-Claude Cheyssial (France/Maroc, 52mn, 2005) et co-produit par Grand Angle, France 3 et 2M. Un documentaire où le vieux Mohammed Mechti (85 ans) raconte son enrôlement à l'âge de 18 ans par les français pour créer les premiers goums de libération de la France pendant la deuxième guerre mondiale. Il revient avec force détails sur ces moments glorieux et douloureux qui sont aujourd'hui toute sa vie.
''Général, nous voilà!'', un film réalisé par Ali Essafi (France, 60 min, 1997) et produit par IO Production et Images Plus avec la participation du CNC-Image. ''Un jour, Hitler et De Gaulle se sont fâchés. Hitler a dit : ''Si je veux, dès demain je descendrai à Paris''. De Gaulle a répondu: ''Je te préviens, j'ai avec moi une race d'hommes terribles qui n'ont d'heure ni pour dormir ni pour manger''. Il parlait de nous, les Marocains. A la fin de la guerre, Hitler lui a dit: ''Si je t'avais pris au sérieux, je n'en serais pas là !''. C'est ainsi que le vieil oncle Ahmed raconte dans ce documentaire sa version de la guerre. Enrôlés de force ou engagés volontaires, les ressortissants des ex-colonies françaises ont été, en première ligne, de toutes les guerres de l'armée française.
Discrètement, attentivement, Ali Essafi laisse parler ces Marocains qui racontent leur histoire incroyable -l'Italie, l'Allemagne, l'Indochine- avec une mémoire des faits étonnante. Mais ils disent aussi leur tristesse face à l'indifférence des autorités françaises, leur souffrance aussi de découvrir un pays pas toujours très accueillant pour les étrangers, un pays que, pourtant, ils croyaient connaître depuis longtemps.
A l'issue des projections prévues dans l'après-midi à partir de 15h au théâtre 121, Khalid Tamer, metteur en scène en résidence d'artiste à l'IFC pour sa nouvelle création ''les soldats inconnus'', rencontrera le public.